Superposition

M2Q4 — 2023-2024

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Le projet est situé dans un quartier historique de la ville de Pontevedra. La typologie des îlots d’habitation est très dense et mono-orientée ce qui induit un mode de vie tourné vers l’extérieur au sein des divers espaces publics de la ville. La place de Pedreira est l’un de ces nombreux espaces qualitatifs extérieurs, tandis que le parc voisin, totalement muré, demeure aujourd’hui privatif. L’intention première a dès lors été de créer une nouvelle connexion plus douce à l’arrière de la ruine au milieu de l’îlot qui permettrait de lier les divers espaces extérieurs existants sans pour autant requestionner leur dynamique interne. Selon diverses phases, le parc peut par exemple demeurer entièrement privatif, devenir semi- perméable aux habitant.es ou totalement s’ouvrir au public.

La hauteur moyenne des immeubles de ce quartier historique correspond à un gabarit R+3, mais un ensemble de bâtiments «remarquables», situés dans le contexte immédiat, partagent une hauteur d’environs 20mètres et semblent particulièrement adaptée au sein des petites habitations Pontévedienne. En effet le musée d’art contemporain au nord, l’église de saint Barthélemy à l’est, les ensembles d’habitations modernistes à l’ouest, dessinent une canopée fictive correspondant plus ou moins à un R+6, ce qui correspond au niveau de faîte du quartier implanté plus haut dans la ville. Enfin, la commande programmatique de la ville correspond à divers espaces de productions et d’expositions de 2400m2. Cependant, la zone d’implantation, constituée d’une ruine et de son jardin, ne correspondent qu’à environ 2000m2 exploitables.

Ce projet s’est développé au départ de ces trois enjeux distincts. Le premier geste, vertical, a pour objectif de libérer le patrimoine historique de la ruine tout en signifiant visuellement l’implantation de ce nouveau contre d’intérêt public. Sa façade en galeria face à la place est alors animée par les divers usages de production artistiques (workshops, laboratoires et classes) qui la transforment en moments d’expositions en eux-mêmes. Le second geste, horizontal, est quant à lui à l’échelle du contexte et se place à l’interface de la place, du parc, de la ruine et de la rue. Ce «plan» horizontal induit une trame structurelle adaptée aux murs de la ruine, ce qui requalifie ponctuellement les spatialités existantes selon les besoins programmatiques du projet. Sous la nouvelle toiture, les murs de la ruine deviennent les seuls partitions intérieures. Ce dialogue entre la ruine historique et la posture contemporaine du projet permet à l’existant de s’exprimer en tant qu’objet scénographique, créant une série de nouvelles déambulations et spatialités.