Mise en contexte 2025-2026 (ARCH1015-1)
B1Q2 — 2025-2026
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Nom du(des) professeur(s) —
Simon Ancion – Elseline Bazin - David Bayle – Guillaume Becker (T) – Lina Bentaleb - Michaël Bianchi – Patrick David (T) – Frédéric Delvaux – Mariette Dorthu – François Dumont - Sibrine Durnez – Nicolas Duvivier – Carla Frick-Cloupet – Bernard Kormoss – Quiterie Lechner – Chloé Mercenier - Christophe Mercier (T) – Chloé Nachtergael – Michel Prégardien – Jean-Marc Schepers – Margarida Tavares-Serraõ - Philippe Vander Maren – Olivier Wallerand - Karel Wuytack
« Le mot « contexte », en architecture, a toujours été quelque peu dénué de sens. Utilisé seul, il est malléable, un signifiant vide – il porte le poids discursif que les architectes lui assignent. Le contexte peut suggérer les conditions d’un site, le cadre topographique, géographique ou écologique dont un bâtiment est censé être issu. Il peut aussi, ou plutôt pourrait, renvoyer à un ensemble de conditions sociales dépendantes de l’histoire, de la mémoire, de la culture, ou de toute une série de mots creux eux-mêmes lexicalement ambigus. Le contexte peut dénoter le tissu urbain existant, la texture poétique d’une ville ou d’un paysage. Il peut référer à un style architectural prescriptif et détaillé, ou peut-être à une acceptation pluraliste de quelques styles contradictoires ou anachroniques. Il pourrait aussi faire fi de toute préoccupation physique, sociale et stylistique, échappant même à la clarté lorsqu’il est générique. Le mot pourrait juste saisir une expérience sensorielle ou phénoménologique : l’aspect d’un lieu, sa sonorité, sa sensation, son odeur et, bien sûr, son goût.
La seule chose que ce mot banal et dissyllabique désigne systématiquement est une chose, n’importe quoi en fait, à laquelle un architecte doit prêter attention dans le processus de conception et qui n’est clairement pas le projet en question. »
Andrew Scheinman
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